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Résumé :

 » Me noyer dans la masse, oublier qui je suis, humaine ou animale. Mouvement dans le mouvement, je me fonds dans la transe. Et au milieu du monde, à deux heures du matin, j’oublie que j’ai tué.  »

 

Ainsi commence la cavale de Nin, dont la vie bascule en quelques minutes. L’acte qu’elle commet, faute d’avoir trop aimé, donne à sa vie une trajectoire inattendue. En danger, la voilà propulsée dans une fuite en France, en Italie et en Amérique ; elle y déploie des ressources insoupçonnées, brisant les secrets qui hantaient son passé. Dans sa fuite, elle s’adjoindra des alliés indéfectibles qui lui permettront de renaître à elle-même.

Jalousie, peur de l’abandon, dédoublement de la personnalité, manipulation et changements d’identité, tels sont les thèmes de ce roman à suspense et plein d’émotions, qui nous sensibilise à nos possibles passages à l’acte. Identifier nos failles et tomber les masques demande du courage. Mais cela nous rend aussi plus humains et sereins.

En montrant par la fiction comment chacun de nous peut un jour commettre un acte de folie, au gré des circonstances de la vie, l’auteure, psychologue et hypnothérapeute, nous apprend à mieux nous comprendre et à aider ceux que trop souvent on se contente de seulement condamner. La violence vient fréquemment de nos blocages affectifs.

Ce roman captive par sa tension et son intrigue. Il soulage également nos cœurs en nous encourageant à identifier les ressorts de notre sensibilité et panser nos blessures.

 

Mon avis :

 

Nin est une femme fragilisée par un passé chaotique. Elle a tué cette fille qui était l’amante de Jeff, son mari. Même si la relation entre Nin & Jeff ne tient plus qu’à un fil, Nin voit rouge et met un terme à cette relation adultérine de la pire manière qu’il soit… Elle tue cette femme et devient coupable de meurtre. La cavale est lancée, en même temps que l’intrigue.

Je n’en dirais pas plus car il est très difficile de vous parler de l’histoire de ce roman sans vous en dévoiler trop. Catherine le Goff a su lier ses connaissances et compétences dans les domaines de l’écriture et de la psychologie pour nous offrir un thriller émouvant. Au fil des pages, on va voir ce personnage évoluer. Ce qu’elle a fait ne représente pas la personnalité profonde de la jeune femme. Elle n’est pas une meurtrière dans l’âme, elle n’avait pas prémédité son acte, elle a craqué, sur l’instant.  Ce roman nous explique que notre vécu (abandon d’un père, difficulté d’avoir un enfant, victime d’abus sexuels, amour excessif,…) peut nous faire basculer et commettre un acte terrible.

La plume de l’auteur est fluide et agréable à lire. J’ai aimé le travail de psychologie qui a été fait sur les personnages, j’ai aimé la dynamique du récit qui est entraînante. On le lit très rapidement ! Un roman très enrichissant où la psychologie est mise en avant. Je vais suivre cette auteure de plus près !

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Édition : CASTERMAN

Résumé :

Clôture en apothéose pour le dernier épisode de la saga Hilda.

Transformée en… Troll ?! Mais comment Hilda va-t-elle pouvoir se sortir de ce mauvais pas ? D’autant plus que le bébé Troll croisé dans la Forêt de pierres, a pris sa place chez Maman. Une course contre la montre s’engage pour conjurer le mauvais sort et il faut faire vite, car à Trollsbourg, on est bien décidé à faire le ménage des créatures envahissantes en essayant une nouvelle arme secrète et redoutable.

Mon avis :

Dans la forêt de pierres, Hilda se réveille en Troll, tandis qu’enville, le bébé Troll a pris sa place chez elle, auprès de sa mère qui s’inquiète beaucoup pour elle et part à sa recherche. Hilda apprend que c’est la maman Troll qui a cru bien faire en échangeant les deux vies, au vu de la personnalité des enfants, et un géant emprisonné sous la montagne se présente à elle comme étant le seul être capable de briser le sortilège….

Superbe final pour la série Hilda, qui nous a emballés de bout en bout. Tous les ingrédients sont réunis : de l’aventure, du suspense, une issue positive, un discours écolo pas benêt, et surtout un monde et des personnages complexes et profonds. Adaptée par son l’auteur lui-même sur petit écran pour Netflix (la deuxième saison est annoncée pour courant 2020 sur la plateforme), Hilda réunit nombre d’ingrédients qui expliquent son succès.

La seule déception, finalement, de ce volume est que ce soit le dernier de la saga…

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Edition : Les Humanoïdes Associés

Résumé :

Monstreville est la ville où tous les monstres vivent en harmonie. Mais lorsqu’une mystérieuse lumière commence à enlever des gens durant la nuit, la paranoïa s’installe, ravivant des tensions anciennes entre les clans… La ville sombre dans le chaos. C’est désormais entre les mains de Gina, une jeune boulangère zombie, que repose le destin de ces créatures.

 

Mon avis :

Scare City est la représentation idéale d’une ville ouverte et tolérante. On retrouve les classiques de l’univers néogothique avec les vampires, le fantôme, le loup-garou et le démon ; ainsi que d’autres plus modernes comme les extraterrestres ou les avocats.  Cette grande variété est à l’image de ce que nous pouvons trouver sur terre. Hélas un groupe composé de vilains vampires riches, avocats véreux et banquiers tordus va essayer de détruire cette quiétude et dresser les ethnies monstrueuses, les unes contre les autres. Pour cela rien ne vaut un meurtre de vampire imputé aux loup-garous et la disparition de certains dirigeants de la communauté.

Grâce à la volonté et à l’espoir d’un petit groupe, avec Gina à sa tête, tout peut changer. En plus, Gina est à la fois sorcière et zombie et elle est mariée à un vampire. Une belle image de mixité et de tolérance, qui se dévoile rapidement au lecteur.

Le récit est un joli conte agréable à suivre et plaisant par la diversité des monstres présentés. Le scénariste Paul Jenkins a écrit une histoire solide qui tient parfaitement la route. Les dessins sont plaisants, assez cartoon et très bien colorés.

 

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Editon : Usborne

Résumé :

C’est magique ! Il te suffit de remplir ton pinceau avec de l’eau, puis de le passer sur les 6 décors de ton carnet pour retrouver les animaux où licornes cachés dans chaque page. Attends un peu : les couleurs disparaissent à nouveau pour que tu puisses recommencer à l’infini !

Une nouvelle manière de peindre à l’eau sans se tacher !

Mon avis :

Dans ce livre on retrouve toutes sortes d’animaux de plusieurs univers différents.  Les couleurs sont splendides et font ressortir les animaux où les licornes ainsi que la végétation et tout ce qu’on peut trouver qui les accompagne de façon vraiment magnifique!

Les enfants prennent plaisir à « peindre » avec ce pinceau magique qui, une fois trempé dans de l’eau, peut faire découvrir de beaux paysages. Je trouve que c’est une super activité zen pour les enfants, et surtout moins de boulot pour les parents car plus besoins de s’inquiéter pour savoir si l’enfant va se tâcher ou non.

Une belle activité que les enfants vont adorer! Je recommande cette collection

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Éditeur : ÉCOLE DES LOISIRS

Résumé :

Aimé est un petit garçon timide. C’est la première fois qu’il va à l’école. Il se cache derrière son sac quand il est accueilli par sa classe, il gratouille la terre pendant le jeu, il farfouille dans un coffre à jouets quand tout le monde dessine. Mais quand, patatras ! une petite fille tombe par terre, il est le seul à agir.

 

Mon avis :

Aimé est un petit garçon que l’on remarque à peine, timide il va faire son entrée à l’école et rencontrer de nombreux camarades. Ce qui pourrait être un jour fabuleux quoique effrayant se déroule à l’écart de tous. En effet Aimé ne se mêle guère au groupe il préfère aux activités proposées par l’institutrice des jeux personnels que l’on perçoit à peine sur les illustrations.

Une belle histoire sur cette première journée à l’école, et sur une première journée au milieu d’enfants inconnus. Mais Aimé a des ressources insoupçonnées et s’en sort avec brio. J’ai beaucoup apprécié cette lecture qui montre que l’on peut se faire rapidement des amis et être rattaché à un groupe sans difficulté. On se prend rapidement d’affection pour Aimé.

Cela peut-être un chouette livre pour les nouvelles entrées à l’école des tout-petits. Ce livre permettra de les rassurer et de trouver confiance en soi.

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Edition : Soleil

Résumé :

Le jour où Isako livre un nouveau kimono à l’okiya, elle n’imagine pas que son père va la vendre, avec pour perspective de faire d’elle une geisha. La jeune fille est précipitée dans un univers aussi hostile que fascinant, sommée de démêler les fils d’un destin qu’on a tissé pour elle. D’intrigues en chausse-trappes, l’étau se resserre dans les froissements d’étoffe, et alors que l’heure de son examen approche les comptes doivent être soldés.

Mon avis :

Isako vit avec sa mère, ancienne geisha réputée, et son père qui est tailleur de kimonos. Un soir, la petite fille accompagne son père dans un okiya voisin où vivent des geishas et leur patronne. Isako se rend compte que son père vient de la vendre à l’okiya pour quelques pièces et que son destin va prendre un tour inattendu…

Nous avons ici, un récit captivant sur la vie très mystérieuse des geishas mais aussi le destin contraire d’une jeune fille qui voudrait être libre et heureuse…

Les graphismes nous transportent dans un Japon où les décors et les costumes sont très réalistes. Les visages de ses personnages sont également bien travaillés.

Les auteures nous livrent une histoire poignante et émouvante dont la conclusion, engagée, devrait plaire aux femmes. C’est une jolie BD à découvrir en ce début d’année !

 

Je suis ton soleil de Marie Pavlenko

Publié: janvier 29, 2020 dans Uncategorized

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Éditeur : J’ai lu

 

Résumé :

Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s’acharne à les dévorer. Mais ce n’est pas le pire, non.

Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d’une inconnue aux longs cheveux bouclés ?

Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.

Mon avis :

Une histoire que tout à chacun pourrait vivre, des petits événements qui font échos à tous. Déborah, notre héroïne, entre en terminal. Une année décisive qui va se transformer en une tornade de bouleversements. Entre sa famille qui implose, sa meilleure amie qui s’éloigne, ses nouvelles rencontres et ses études, c’est une bataille pour garder la tête hors de l’eau… Et pourtant, Déborah est un soleil et elle l’est restée tout au long de l’histoire. Même dans les quelques moments où elle avait le moral dans les chaussettes, je n’ai à aucun moment trouvé l’adolescente énervante, gnangnante, puérile…

Déborah, l’héroïne, est une narratrice pleine d’humour à laquelle on s’attache très rapidement. Son quotidien est retranscrit à merveille : on se croit vraiment avec elle et on revit ses propres années de lycée.

Le roman ado/young adult est une vraie réussite ! J’ai vraiment adoré ! Cet ouvrage est à la fois doux, difficile, drôle et touchant. Son succès est amplement mérité, car c’est tout à fait le genre de lecture « doudou » qui fait du bien au moral. . C’est un livre qui retranscrit très justement la vie d’une lycéenne , ses interrogations, ses espoirs, ses peurs . La plume de l’auteure est douce, simple, poétique, accessible à tous et pleine d’humour. Une très belle découverte en ce début d’année !

Le cerf aux neuf couleurs de Yi Wang

Publié: janvier 28, 2020 dans Uncategorized

 

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Éditeur : HONGFEI CULTURE EDITIONS

 

Résumé :

Dans un désert à l’ouest de la Chine, une expédition royale est sauvées d’une terrible tempête de sable par un Cerf aux neuf couleurs doté de pouvoirs magiques. Mais désormais, le Cerf au pelage merveilleux court le risque d’être capturé. En effet, le roi promet bientôt une forte récompense pour l’aider à retrouver la créature. Un joueur de flûte, jadis sauvé de la noyade par le Cerf à qui il avait pourtant juré silence, se charge de guider l’armée royale jusqu’au lieu de sa résidence…

Mon avis :

Avec cet album, Wang Yi nous transporte dans un univers que je ne connaissais pas. Le Cerf aux neufs couleurs est un animal mythique à la grande bonté.

Il s’agit d’un conte bouddhiste, avec toute la philosophie que cela implique.
Près du lac noir vit un majestueux cerf aux 9 couleurs. À plusieurs reprises il sauvera la vie des hommes. Mais le rossignol le met en garde : l’Homme est cupide, jaloux, envieux… le cerf, tellement altruiste, n’a pas peur et pourtant il sera trahi.

Le cerf aux neuf couleurs est un conte qui se lit simplement. L’écriture est sans fioritures. Dès les premiers mots et les premiers croquis, nous sommes conquis. Les couleurs de cet album sont sublimes. Les traits sont fins et délicats avec pleins de menus détail

Un livre au texte poétique, comme les contes de notre enfance, la sagesse de Chine en plus. Nous avons ici, un livre pour réfléchir, pour s’émerveiller, pour rêver… Je vous le recommande vivement !

Long Kesh de Stephane Heurteau

Publié: janvier 27, 2020 dans Uncategorized

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Éditeur : EDITIONS DU LONG BEC

Résumé :

Avril 1981. Depuis deux mois, Bobby Sands fait la grève de la faim. Et onze autres prisonniers ont progressivement suivi son exemple. Pourtant, il vient d’être élu député à la Chambre des communes. Accompagné de l’émissaire du pape, le cardinal O’Flaich rend visite au jeune homme afin de le dissuader de poursuivre une action que l’Eglise juge suicidaire. Mais Bobby campe sur ses positions et choisit de raconter à ses visiteurs ses cinq années dans l’enfer des H-Blocks.

 

Mon avis :

L’histoire de Stéphane Heurteau nous raconte le combat quotidien de ces hommes qui luttèrent avec les armes dérisoires dont ils disposaient pour revendiquer leur statut de prisonniers politiques.

En début de la BD, l’auteur Sam Millar qui faisait partie de ces détenus nous fait part de son témoignage et un avant-propos nous explique brièvement les raisons des faits survenus qui ont contribué à l’emprisonnement des activistes. La BD nous fait découvrir l’histoire de ces hommes emprisonnés pour leur conviction politique dont le leader est Robert Sands. Cette BD retrace un combat. Celui-ci est d’autant plus intéressant car il a eu lieu dans une prison dont les traitements pouvaient être comparables à ceux des camps de concentration…

La structure de l’album qui en découle lui donne des accents de polars dont la prison elle-même serait l’un des personnages principaux, avec en filigrane ce projet d’évasion qui aboutira près de deux années après la mort de Boby Sands.

Les graphismes sont simples, mais efficace !  Stephane Heurteau  joue sur les contrastes, ses illustrations pleines pages sont tout juste glaçante et sa colorisation s’avère être d’une rare subtilité.

Long Kesh est un roman graphique coup-de-poing que je conseillerais à tout un chacun de lire. C’est un récit très engagé ! J’ai aimé !

 

 

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Résumé :

Sous l’effet du réchauffement climatique, les glaces polaires libèrent un virus emprisonné depuis des millénaires. La mutation génétique qu’il entraîne transforme les malades en vampires. Face à cette nouvelle menace, la réflexion des humains non-infectés est brouillée par des conflits idéologiques. Mais suite à un attentat revendiqué par une cellule terroriste vampire, la guerre est déclarée et une chose paraît certaine : le sang va couler à flots ! Dans cette adaptation du roman en bande dessinée, l’auteur Jonathan Maberry et le dessinateur Alan Robinson vous entraînent au cœur d’une terrible bataille pour la survie du genre humain.

 

Mon avis :

 

Sorti en 2012, le roman de Jonathan Maberry a très vite figuré dans la liste des meilleures ventes aux Etat-Unis. , L’auteur vous est peut être quand même familier. En effet il a travaillé pour Marvel Comics sur les séries Marvel Universe vs. The Punisher, Marvel Universe vs. Wolverine, Marvel Universe vs. Avengers, Marvel Zombies Return, Doom War : la guerre de Fatalis ou encore Captain America : Hail Hydra. L’adaptation télévisuelle est sortie en même temps que le comics en France, en fin d’année 2019 sur la plate-forme mondial, NETFLIX !

Pour résumé, ici on part de l’idée que chaque être humain possède dans son ADN le gène du vampire, l’auteur décrit tout simplement l’humanité actuelle comme étant une somme d’individus similaires aux caractéristiques différentes. L’épisode 0 résume parfaitement la situation et, dès le début, on comprend que Jonathan Maberry n’est pas là pour écrire un récit d’aventure et, à l’instar de Walkind Dead, la recherche d’un remède n’est pas évoquée.
Graphiquement, le livre est très bien réalisé ! Les pages sont morbides, plus ou moins sanglante les unes que les autres… On aime !  Ce 1er tome de V –Wars propose une traduction de qualité de la part des éditions GRAPH ZEPPELIN et comporte également les couvertures de Ryan Brown.

C’est un livre à se procurer pour tous les fans de comics. Je vous conseille également la série TV sur NETFLIX !