Nu dans le jardin d’Eden, de Harry Crews

Publié: février 6, 2014 dans Uncategorized

 

 

Résumé :

Garden Hills a connu des jours heureux. À l’époque où Jack O’Boylan, un magnat de l’industrie, a fait
construire le village au fond d’une mine de phosphate qu’il a découverte et exploitée. Travail assuré, salaire, sécurité. Puis, les hommes de Jack ont quitté la place. Le créateur a abandonné sa création, la mine a fermé, les habitants ont déserté le village.

Seules une douzaine de familles ont résisté, constituant une véritable cour des Miracles qui vit aujourd’hui encore dans l’espoir du retour de Jack O’Boylan. Le village pourrait néanmoins renaître seul de ses cendres grâce à Fat Man, qui a hérité de son père, propriétaire des terrains avant la construction de la mine, une incroyable fortune. Mais personne n’attend plus rien de lui : Fat Man est un obèse qui passe son temps reclus dans sa maison à ingérer d’énormes quantités de nourriture en ignorant le monde extérieur. Reste Dolly, une ancienne reine de beauté, dont le souhait le plus ardent est de convertir Garden Hills à la modernité, c’est-à-dire au tourisme et à la débauche. Rapports de forces, manigances amoureuses et sexuelles, trahisons et machinations … Dolly ne lésinera sur rien pour abattre les vieilles idoles et mener son projet à bien.
Quelque part entre Samuel Beckett et Jim Thompson, Harry Crews nous offre avec l’histoire de ces marginaux perdus dans une ville fantôme une interprétation saisissante de la Chute originelle. On trouve dans ce roman, le deuxième de l’écrivain, publié aux États-Unis en 1969 et jusqu’ici inédit en France, la noirceur, l’humour et la compassion qui ont fait le succès de Body, Car ou encore La Foire aux serpents.

 

 
Mon avis :

Ce livre a été pour moi un véritable coup de coeur ! Dès le début j’avais l’impression, à chaque page, de me trouver aux côtés des personnages, je voyais l’action se dérouler sous mes yeux.

Dans ce roman, Harry Crews nous présente une ville particulière, imaginaire, au beau milieu du désert. C’est Jack O’Boylan qui a construit cette ville dans l’espoir d’y trouver du phosphate, espoir qui fut malheureusement déçu. C’est pourquoi il quitte la ville, la laissant aux mains de son fils, Fat Man. Celui-ci se retrouve donc à devoir gérer cette ville constituée de douze familles. Tous espèrent que Jack reviendra…

J’ai beaucoup aimé le thème du roman, original. Cette ville, en pleine crise, m’a beaucoup fait penser à notre vie actuelle. Chacun espère en effet que tout s’améliorera, que tout ne sera que bonheur. L’auteur nous décrit ainsi une véritable ville moderne, comme on peut en voir aujourd’hui.

Le dernier chapitre, magnifique il faut bien le souligner, clôture à merveille le récit. Aujourd’hui encore, quelques jours après, j’ai toujours en tête cette fin spectaculaire !

A découvrir absolument !

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